Après l’année de mentorat
Aditya Assarat évoque son année en tant que protégé.
Quelle avait été votre réalisation artistique la plus importante avant le début de ce programme ?
J’ai fait plusieurs films et vidéos, mais il n’y en a aucun que je trouve particulièrement important. Je pense que l’ensemble d’une filmographie est plus significatif.
Comment s’est déroulée l’année de mentorat ?
Je pense avoir beaucoup appris sur le métier en observant la production du nouveau film de Mira Nair, Un nom pour un autre (« The Namesake »).
Qu’avez-vous le plus apprécié en tant que protégé du Programme Rolex ?
La chance de pouvoir travailler avec Mira, et aussi celle de voir mon travail atteindre un public plus large grâce au soutien du Programme Rolex.
Y a-t-il un fait ou une remarque qui résume ou caractérise particulièrement bien votre relation avec votre mentor ?
Le premier jour du tournage d'Un nom pour un autre, Mira se dépêchait pour mettre en boîte le dernier plan de la journée avant le coucher du soleil. Les vagues venaient s’écraser sur la jetée où nous nous tenions, et tout le monde était trempé. Quand vint le moment de tourner, elle n’avait pas eu le temps de décider sous quel angle filmer l’actrice. J’ai soudain compris que nos façons de travailler n’étaient pas si différentes. Les contraintes du cinéma sont les mêmes partout. N’importe quel tournage est une course contre la montre et tous les réalisateurs sont sous pression et commettent des erreurs. Cela m’a donné confiance.
Quel a été l’enseignement ou le conseil le plus important que votre mentor vous ait donné ?
De toujours avoir l’air bien et d’être le centre d’intérêt. Réaliser un film, c’est comme être l’organisateur d’une fête. Elle ne l’a pas dit, mais c’est ce qu’elle est.
Quelles ressemblances ou différences voyez-vous entre votre travail et celui de votre mentor ? Ont-elles été un facteur stimulant ou un obstacle dans votre relation ?
Nous travaillons vraiment de la même façon. C’en est surprenant. Le processus de réalisation est le même partout, et je suis déjà sur la bonne voie. C’est ce que Mira m’a appris de plus précieux.
Avez-vous appris quelque chose de votre mentor en dehors de la pratique de votre art ?
Un après-midi, nous tournions dans une belle maison de Long Island qui avait un grand jardin en pente donnant sur la baie. Pendant la pause de midi, alors que l’équipe était allée déjeuner, Mira s’est étendue sur l’herbe pour regarder la vue et s’est endormie. Je pense qu’elle sait prendre du recul. Il est impossible de faire du cinéma son métier et sa vie si l’on ne sait pas, quand il le faut, prendre le temps d’apprécier la vue.
Pouvez-vous expliquer, en deux ou trois phrases, en quoi l’année de mentorat vous a été le plus bénéfique ?
La relation avec Mira Nair. L’occasion de rencontrer des gens du cinéma en dehors de la Thaïlande. L’allocation que Rolex verse à chaque protégé – ce serait mentir que de ne pas le reconnaître.
Votre conception du cinéma a-t-elle changé ou évolué au cours du processus de mentorat ?
J’ai certainement enrichi mes connaissances en travaillant avec Mira Nair. Je n’ai pas vraiment appris de nouvelles choses, mais j’ai pris conscience que ce que je faisais – la manière dont je réalise mes films – était fondamentalement correct. Ça me donne confiance pour continuer.
Maintenant que l’année de mentorat est terminée, quelle direction va prendre votre carrière artistique ?
Je continuerai à faire des films et j’espère que l’on verra dans mon travail les fruits de l’aide que j’ai reçue de Mira et de Rolex.