La vie à plein régime
Le cinéma selon Mira Nair
« Je viens de l’univers du documentaire, où l’on utilise ce qui se passe à l’instant-même, devant soi. »
« Toute la difficulté du long métrage consiste à capter cette instantanéité du documentaire. Les documentaires ont ceci d’avantageux que les événements semblent se dérouler devant la caméra. C’est justement ce qui est difficile à transposer dans l’environnement contrôlé d’un long métrage. »
« Nous sommes allés dans la maison où se situe l’action du film Le Mariage des moussons et nous avons littéralement chorégraphié le moindre mouvement de la caméra portable, car il y a au moins vingt personnes dans chaque prise. L’idée était de faire en sorte que le public ait l’impression de se trouver au milieu de chaque scène. »
« Tout doit être planifié de telle sorte qu’au moment crucial de la prise, mon esprit soit entièrement libéré pour que ce qui doit arriver arrive. L’intuition peut ainsi prendre le dessus et je peux travailler avec ce que j’ai devant moi. C’est un bon exemple du yin et du yang du chaos et de la simplicité. »
« Il ne faut jamais oublier l’importance du cadrage. Cadrer l’environnement, c’est une manière artistique de dire au public comment voir le monde. »