The Rolex Mentor and Protégé Arts Initiative

Mentor Toni Morrison

« Ce qui nous intéresse, c’est le processus par lequel l’œuvre
d’art voit le jour. Pas le résultat mais l’acte, le processus, comment on en vient à penser à ces
choses, et avec qui. »

2002/2003

Selon ses propres mots

« Parce que c’est créatif, travailler avec les mots relève du sublime : cela crée du sens, un sens qui définit notre différence, notre différence humaine – ce qui nous distingue de toute autre forme de vie. »

Le travail des mots

« Le type de travail auquel j’ai toujours aspiré exige de moi que j’apprenne à manœuvrer pour libérer le langage de l’utilisation parfois répréhensible, souvent facile, et presque toujours prévisible d’enchaînements basés sur des critères de race. »

Apprendre

« Je pense que certains aspects de l’écriture peuvent s’apprendre. Bien évidemment, on ne peut pas enseigner le talent, mais on peut contribuer à l’aisance littéraire. »

La langue

« Je suis une auteure noire, aux prises avec une langue dotée d’une puissante capacité d’évocation et d’imposition de signes voilés de supériorité raciale, d’hégémonie culturelle et d’"altérité" dédaigneuse vis-à-vis des gens et de la langue… »

Des enchaînements basés sur des critères de race

« Singulier paysage, pour un écrivain, qu’une nation d’individus qui ont décidé que leur vision du monde pouvait s’accommoder à la fois de la liberté individuelle et de mécanismes dévastateurs d’oppression raciale. »

Le sens

« Notre mort est peut être le sens de la vie. Mais le langage est peut être la mesure de notre vie. »

Le sens de la vie

« Tout ce que j’ai fait, dans l’univers de l’écriture, a été de déployer des articulations plutôt que de les replier, d’ouvrir des portes, parfois, sans même fermer le livre – laisser une fin ouverte à la réinterprétation, à la revisitation, un peu d’ambiguïté. »

La mesure de notre vie

« La narration n’a jamais été un simple loisir pour moi. C’est, à mon sens, l'une des principales manières dont nous absorbons la connaissance. »

La vie

« Je ne me suis jamais donné à choisir entre l’écriture et les enfants. Lorsque j’ai pris conscience que l’écriture me procurait une énorme satisfaction, j’ai dû m’organiser. Jusque-là, tant que les enfants étaient petits, je lui avais toujours laissé une place marginale dans mon emploi du temps,. Mais, dans ma tête, elle occupait une place immense. J’ai toujours pensé que les femmes pouvaient faire beaucoup de choses. Toutes les femmes que je connaissais arrivaient à faire neuf ou dix choses à la fois. Pour moi, il a toujours été évident que les femmes travaillaient, allaient à l’église, s’occupaient de leur foyer, s’occupaient des autres, élevaient leurs enfants, élevaient ceux des autres, enseignaient – je ne dirais pas que ce n’est pas difficile, mais pourquoi ne le serait-ce pas ? Toutes les choses importantes sont difficiles. »

Écrire me satisfait

« J’essaie juste d’observer quelque chose sans plisser les yeux, de voir à quoi cela ressemblait – ou aurait pu ressembler – et de voir le lien entre ce quelque chose et ce que nous vivons aujourd’hui. Pour moi, un roman est toujours une enquête. »

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