L’avenir
La qualité vocale
Les seules limites qu’ait connues la relation étaient éminemment prosaïques. Par exemple, comme elle l’explique, Susan savait qu’elle n’aurait pas la voix de Jessye Norman à la fin de l’année : « Elle sait comment fonctionne le mécanisme vocal, mais elle ne peut pas me donner sa qualité de voix. »
« Susan a une voix magnifique ! Elle n’a pas besoin de la mienne », s’exclame alors son mentor. Ce qu’il lui faudrait en revanche, selon Jessye Norman, c’est l’opéra. « Je pense qu’il y a des rôles que je peux l’aider à apprécier. Et j’ai l’intention de le faire. J’aimerais qu’elle ait l’expérience du mouvement sur scène – cela influe sur notre façon de chanter. »
On n’en est pas encore là. Susan Plattts a beau être une éponge, elle sait ce qu’elle veut. « Je ne suis pas attirée par l’opéra, admet-elle. Mais, évidemment, je n’ai pas encore atteint ma pleine maturité. »
Extrait d'un article rédigé par Matthew Gurewitsch pour Voix d'exception, visions partagées consacré au cycle 2004/2005 du Programme Rolex de mentorat artistique.