Alejandro Cesarco

Protégé Arts visuels 2006/2007

Entretien avec Alejandro Cesarco au début de son année de mentorat

Comment s’est déroulée votre première rencontre avec John Baldessari ?

Mon année de mentorat a commencé par un séjour de près de trois semaines à Los Angeles, l’été dernier. Nous avons discuté de ce que nous aimons et de ce que nous apprécions moins, nous avons abordé nos méthodes de travail. J’ai pu m’initier à sa rigueur. John s’est montré extrêmement généreux en me consacrant son temps et en me transmettant son savoir.

Quels sont vos objectifs pour l’année de mentorat ?

Mon objectif, dans le cadre de ce programme, est d’apprendre et de profiter de l’expérience de John et de ses conceptions. Le but ultime serait de nouer avec lui une relation amicale et professionnelle, qui perdurerait au-delà de l’année de mentorat.

À ce stade, quelle forme prend votre interaction avec John Baldessari ?

Nous nous voyons de manière informelle et sporadique. Nous nous téléphonons tous les quinze jours environ. John est venu à New York à plusieurs reprises depuis le mois d’août et, à chaque fois, nous nous sommes rencontrés. Lors d’un séjour, il a visité l’une de mes expositions et nous avons commencé à envisager des modalités de collaboration. La communication entre nous est fluide et productive. John est quelqu’un d’incroyablement spirituel et franc, qui n’a absolument aucun préjugé.

Quel est l’aspect du travail de John Baldessari qui vous interpelle le plus ?

J’apprécie particulièrement son besoin constant d’effacer les frontières que nous érigeons entre les différents domaines artistiques. Sa dernière exposition en est un exemple simple et flagrant. Ses œuvres étaient-elles des sculptures, des photographies ou des tableaux ? Que représente et signifie chacune de ces catégories ? Je pense que c’est là un de ses domaines de prédilection.

Quels sont vos projets artistiques pour ces prochains mois ?

Je travaille actuellement sur plusieurs projets à la fois. Ces derniers temps, ma méthodologie semble être la suivante : travailler sur beaucoup de choses à la fois et les entremêler. Je demanderai à John de me faire part de son opinion et de ses suggestions à mesure que ces idées se concrétiseront, mais c’est évidemment au moment où nous entamerons un éventuel projet commun qu’il mettra vraiment « la main à la pâte ».