L’histoire d’une perte tragique
Novembre 2007
« Une virgule n’est pas une pause, mais une petite respiration qui devrait amener à la prochaine
pensée. » Cette phrase, soufflée un jour par son mentor sir Peter Hall, guide désormais Lara Foot Newton dans son travail de mise en scène. Ensemble, ils avaient travaillé sur Tsephang, une pièce écrite par la jeune dramaturge sud-africaine et qui s’était jouée à Londres en septembre 2004.
Spectacle poignant d’une mère muette de douleur, atterrée par le décès de sa fillette de 9 mois, victime d’un viol. De cet événement réel, Lara Foot Newton a tiré un court métrage, And there in the dust, qui a remporté six prix internationaux dont le Prix du meilleur court métrage africain, obtenu à Milan en mars 2006 au Festival du cinéma africain, asiatique et latino-américain.
Poursuivant sur sa lancée cinématographique, la metteuse en scène a décidé de tourner un long métrage sur les sévices infligés aux enfants en Afrique du Sud. Après avoir participé au laboratoire d’écriture du Sundance Institute en janvier 2007 pour finaliser son scénario, elle est actuellement à la recherche de fonds pour développer ce qui sera un film d’animation avec participation d’acteurs.
L’exploration de ces nouveaux territoires ne l’empêche pas de rester fidèle à ses premières amours. Après Hear and Now, une pièce de sa création, Amadeus, et Betrayal d’Harold Pinter, Lara Foot Newton a dirigé, au printemps 2007, la mise en scène de Victory, la nouvelle pièce du grand dramaturge sud-africain Athol Fugard.
En parallèle, elle a mis sur pied au Baxter Theatre du Cap, dont elle assume la direction, un programme de mentorat en art dramatique. Histoire de transmettre à son tour ce qu’elle a reçu.