De nouveaux horizons
Les débuts à Londres
Tshepang, la pièce en un acte, d’une durée d’une heure dix, qui révéla l’auteure Lara Foot Newton aux yeux de sir Peter Hall, est sa première pièce originale. Pour un lecteur de pièces de théâtre aussi chevronné que Peter Hall, la force émotionnelle du texte sautait aux yeux. Il le transmit sans tarder à Thea Sharrock, son ancienne assistante, qui venait tout juste d’être nommée directrice artistique de The Gate, le théâtre de Londres qui s’est proclamé « siège du théâtre international ». Thea Sharrock sauta sur l’occasion de présenter le spectacle comme première production sous sa direction, durant trois semaines, en septembre 2004. En six semaines à peine – autant dire un clin d’œil –, tout fut mis sur pied.
Des découvertes inattendues
De retour chez elle entre deux périodes passées auprès de sir Peter, Lara Foot Newton a mesuré l’influence de son mentor. Dans des ateliers avec des étudiants de milieux défavorisés, elle a expérimenté de nouvelles méthodes, abandonnant ses pratiques précédentes fondées sur l’improvisation pour se concentrer sur la structure, la forme et le rythme du langage et des scènes. « J’ai étonné les étudiants, explique-t-elle, et je me suis étonnée moi-même. »
Les conseils de son mentor
Après Tshepang, le principal conseil de sir Peter à sa protégée tenait en deux mots : « écrire davantage ». Il manifesta beaucoup d’intérêt à l’égard d’une pièce en cours d’écriture, intitulée Hear and Now, qui dépeint la relation entre un homme et une femme vivant dans un village qui s’enfonce progressivement dans le sol. « Je ne suis pas encore sûre d’aimer cette histoire, avoue-t-elle. Elle s’inspire de ce qui se passe autour de nous, mais je ne sais toujours pas pourquoi ce village se décompose. »