Premiers contacts

Rencontre

Le travail a commencé en septembre 2002 par des discussions sur la nature de l’architecture et par des visites aux projets d’Álvaro Siza dans la région. Mentor et protégé ont vite constaté que leurs visions de la théorie et de la pratique de l’architecture étaient très proches.

La main à la pâte

Soucieux de s’assurer que Sahel Al-Hiyari profiterait au mieux du temps qu’il passerait avec lui, Álvaro Siza a préparé une série de cartes des sites à visiter et n’a pas hésité à présenter son protégé à ses clients, à des maîtres d’œuvre et à d’autres architectes. Un jour, le mentor et son protégé sont partis en mission visiter plusieurs projets du maître situés dans les environs. À cette occasion, ils ont remarqué, presque par hasard, la présence de fuites, de fissures, autant de témoignages de l’ombre perpétuelle qui sépare la conception de la création.

Échange et architecture

Leurs moments les plus mémorables sont assurément ceux passés à réfléchir à la nature et à la finalité de leur travail. « Nous aimons tous deux parler d’architecture », dit simplement Álvaro Siza, pendant le second séjour de Sahel Al-Hiyari au Portugal, en novembre 2002. « Nous parlons de la conception qu’il faut avoir pour construire une maison familiale. L’architecture se développe toujours dans l’échange. Le plus grand danger, c’est de tomber dans la routine ».

Rencontres quotidiennes

Les rencontres se sont poursuivies en novembre 2002, lorsque le duo s’est retrouvé à Porto pour se rendre ensuite à Lisbonne afin d’y étudier l’un des projets d’Álvaro Siza. D’autres rencontres ont suivi, souvent à un rythme quotidien, en février, à la fin du mois de mars, puis en mai et en juin. Au mois de mars, Álvaro Siza a examiné un projet que Sahel Al-Hiyari présentait à un concours pour deux immeubles résidentiels de 20 étages à Koweït City, projet qui a finalement remporté le concours.