Un seul vœu
Matthias Weischer formulait seulement le vœu de pouvoir regarder son mentor travailler. Nous étions alors au début de l’été 2004 et, bien que manifestement intrigué par la perspective de s’aventurer en terrain inconnu avec un jeune collègue au talent prometteur, David Hockney ne s’engagea pas immédiatement à réaliser ce souhait.
Premiers pas
Pour commencer, David Hockney a invité Matthias Weischer à Londres où, comme à Los Angeles, il a une maison et un atelier. Première étape : la Royal Academy of Arts, à Piccadilly, pour une avant-première furtive de l’Exposition d’été, grand succès annuel où Hockney exposait six aquarelles d’Andalousie aussi exubérantes qu’immenses.
Arrêt suivant : la National Portrait Gallery – à deux pas de Trafalgar Square – dont la collection permanente comprend un portrait que David Hockney fit de son formidable aîné, Lucian Freud. On y voit aussi une rétrospective de l’œuvre du photographe à la mode, Cecil Beaton, qui montre notamment Hockney pendant sa jeunesse dorée : le même bon géant quoique plus timide, la coupe de cheveux bien nette animée d’une légère ondulation, le visage rond, le regard discret mais attentif derrière des lunettes de hibou.