Entretien avec John Baldessari
Pensez-vous que les artistes chevronnés ont la responsabilité de servir de guide à leurs collègues plus jeunes ?
Oui.
En quoi la notion de mentorat cadre-t-elle avec votre manière de créer ?
Elle en est proche, dans la mesure où il s’agit de faire passer une idée. Le dialogue ne doit être ni trop abscons, ni trop simple.
Pourquoi avez-vous accepté de participer au Programme Rolex de mentorat artistique ?
C’était une situation d’enseignement idéale : un maître face à un élève.
Pourquoi avez-vous choisi Alejandro comme protégé ?
Parce que son travail était plus diversifié, moins définissable, et parce qu’il s’intéressait à l’écriture.
Avez-vous fixé des objectifs pour cette année avec Alejandro ?
Non.
Y a-t-il une idée ou un enseignement clé que vous souhaitiez qu’il retienne ou qu’il comprenne ?
Garder l’esprit ouvert, car l’art peut surgir de n’importe où ; ne jamais tomber dans le dogmatisme.
Comment décririez-vous, globalement, l’expérience de cette collaboration avec Alejandro ?
Un dialogue entre deux stratèges.
Quelle orientation devrait-il maintenant prendre dans son travail, selon vous ?
Je ne fais jamais de recommandations, mais je pense que s’il décidait de s’orienter davantage vers le domaine visuel, les résultats pourraient être étonnants.